Si vous avez essayé de jouer à AI Dungeon en français et que, quelque part au milieu d'une scène, tout est reparti en anglais, le problème ne vient pas de vous : AI Dungeon n'est officiellement disponible qu'en anglais, et son propre centre d'aide le dit noir sur blanc. Mais ce n'est pas vraiment la bonne question. En 2026, tous les grands modèles de langue écrivent le français ; l'enjeu n'est pas qu'une plateforme sache écrire en français, c'est qu'elle ait été pensée en français — et de savoir qui lance les dés. Cette page compare six plateformes sur ces deux axes, joue la même scène française sur quatre d'entre elles, et dit aussi où les concurrents nous battent.
AI Dungeon existe-t-il en français ? Réponse courte
Non. AI Dungeon n'est officiellement proposé qu'en anglais. Ce n'est pas une interprétation, c'est la réponse de l'éditeur : à la question des langues, leur centre d'aide répond « AI Dungeon is currently only available in English ». La même page donne les raisons — les données d'entraînement du modèle d'un côté, et de l'autre une petite équipe qui n'a pas les moyens de maintenir l'interface dans d'autres langues. Ils notent ensuite que des joueurs y arrivent quand même, en écrivant directement dans leur langue ou en passant par un logiciel de traduction.
Autrement dit : si vous écrivez en français, vous obtiendrez très probablement une réponse en français. C'est le mérite du modèle de langue en dessous, pas une fonctionnalité du produit. L'interface, l'écran de paiement, les messages d'erreur, la bibliothèque de scénarios et la communauté restent en anglais. Voir la narration glisser vers l'anglais au milieu d'une longue scène, voir les boutons de suggestion s'afficher en anglais et sentir des images qui ont l'air traduites mot à mot : tout cela est normal dans ce contexte.
Savoir écrire en français ≠ être en français
Une seule question ne suffit pas pour savoir si une plateforme « est en français », parce qu'il existe trois niveaux distincts et que les trois produisent du texte français dans la zone de dialogue. Pour voir la différence, il faut regarder ailleurs que dans la zone de dialogue.
Trois niveaux
- Niveau 1 — pas de français. Interface et contenus en anglais. Si vous écrivez en français, le modèle se débrouille ; le produit, non. AI Dungeon et Friends & Fables sont ici.
- Niveau 2 — français traduit. L'interface a été passée en français d'un bloc, la narration est pensée en anglais et prononcée avec des mots français. Les phrases sont correctes sans être françaises : « regarde-le inventer l'histoire ». La plupart des plateformes narratives multilingues sont ici.
- Niveau 3 — pensé en français. La narration est générée directement en français, l'interface et les textes système sont écrits en français, les messages d'erreur et le support aussi. À ce niveau, les plateformes se comptent sur les doigts d'une main.
J'utilise cinq contrôles pour situer le niveau, et aucun ne prend plus d'une minute. Premièrement, provoquez une erreur : tentez une action invalide et lisez la langue du message qui apparaît — c'est là que la couche de traduction craque en premier. Deuxièmement, allez sur l'écran de compte ou de facturation : les pages marketing sont traduites, les écrans de facturation presque jamais. Troisièmement, glissez une expression idiomatique dans la narration (« mettre les pieds dans le plat ») et regardez non pas si le modèle la comprend, mais s'il en produit spontanément à son tour. Quatrièmement, la constance de l'adresse : si le Maître du Jeu passe du tutoiement au vouvoiement toutes les trois répliques, c'est qu'il n'y a pas de plan linguistique derrière. Cinquièmement, la typographie : une interface habillée en français après coup oublie l'espace fine avant les deux-points, le point-virgule, le point d'exclamation et le point d'interrogation, remplace les guillemets « » par des guillemets droits, et affiche des capitales sans accent. Ce petit détail vous dit que le français a été appliqué en surface.
Les JDR par IA jouables en français : comparatif
J'ai comparé six plateformes sur dix critères : langue de l'interface (menus, erreurs, facturation), qualité de la langue de narration, contenus et support en français, moteur de règles, qui lance les dés, état du monde persistant (points de vie, inventaire, or, étape de quête), multijoueur, images et voix, essai gratuit, et le point où chacune est la meilleure. Les cases que je n'ai pas testées sont marquées « non testé » plutôt que remplies au jugé.
AI Dungeon — championne de la liberté, mais elle ne parle pas français
- Langue de l'interface : anglais — menus, messages d'erreur et écran de facturation compris.
- Langue de narration : si vous écrivez en français, le modèle suit ; aucun support officiel, et la narration peut glisser vers l'anglais quand la scène s'étire.
- Contenus et support en français : aucun. Centre d'aide, bibliothèque de scénarios et communauté sont en anglais.
- Moteur de règles : aucun ; narration libre.
- Qui lance les dés : le dé ne fait pas partie du produit. Si vous en ajoutez un à la main dans un scénario, le nombre est produit par le modèle qui raconte.
- État du monde persistant : il y a de la mémoire et des champs de notes, mais pas de registre chiffré — points de vie et inventaire vivent dans le texte.
- Multijoueur : oui.
- Images et voix : génération d'images de scène.
- Essai gratuit : oui.
- Là où elle est la meilleure : une liberté sans garde-fous et la plus grande archive de scénarios de la catégorie.
Cette fiche mérite d'être écrite avec générosité, parce que c'est le produit qui a créé la catégorie. Sans AI Dungeon, sorti en 2019 chez Latitude, la plupart des plateformes comparées ici n'existeraient pas. Sa force est restée la même : pas de limite de genre, pas de limite de ton, pas de définition figée de ce qu'est « un jeu ». Vous pouvez passer d'une chasse au dragon à une station spatiale, puis à une scène absurde dans une cuisine, en une seule phrase, et le modèle ne proteste pas. La bibliothèque de scénarios et de mondes accumulée depuis des années, personne d'autre ne l'a. Sa faiblesse est exactement le prix de cette souplesse : pas de règles, pas de registre, pas d'arbitre. Et pour un joueur francophone, l'obstacle arrive dès la porte : le produit est en anglais, et quand vous écrivez en français, c'est le modèle qui devient français, pas la plateforme.
Friends & Fables — la plus sérieuse côté règles, mais en anglais
- Langue de l'interface : anglais.
- Langue de narration : centrée sur l'anglais ; le français n'est pas proposé officiellement.
- Contenus et support en français : aucun.
- Moteur de règles : oui — bâti sur les règles de D&D 5e, et les mécaniques sont réellement appliquées.
- Qui lance les dés : le système s'en charge ; les jets ne sont pas laissés au bon vouloir de la narration.
- État du monde persistant : feuille de personnage, inventaire et progression de niveau sont suivis.
- Multijoueur : oui, on joue en groupe.
- Images et voix : la meilleure carte tactique de la catégorie ; le combat se déroule vraiment sur une carte.
- Essai gratuit : oui.
- Là où elle est la meilleure : la profondeur des règles et la mise en image du combat.
Si vous avez des années de table derrière vous, c'est le produit qui nous met le plus au défi côté règles. Ordre d'initiative, distances, économie d'actions et progression de personnage sont pris au sérieux ; sur l'expérience de carte tactique, ils ont clairement une longueur d'avance. Le seul problème, mais il est de taille pour un joueur francophone, est toujours le même : la langue. Le produit comprend les règles, pas votre langue.
Les plateformes narratives multilingues (aiga_ et consorts) — le français est là, les règles non
- Langue de l'interface : interface disponible en 16 langues, français compris. De ce côté-là, le travail a réellement été fait.
- Langue de narration : le français existe, mais il sent la traduction : les phrases sont justes, la musique est étrangère.
- Contenus et support en français : oui — ils publient des pages et des articles en français.
- Moteur de règles : aucun. Sur leur propre page de comparaison, ils décrivent le produit comme axé sur la narration et non comme un moteur de règles de jeu de rôle strict.
- Qui lance les dés : il n'existe pas d'autorité de dé séparée ; le résultat est décidé par le modèle qui raconte.
- État du monde persistant : une mémoire narrative, pas de registre chiffré.
- Multijoueur : ce n'est pas le cœur du produit.
- Images et voix : hors du périmètre que j'ai testé.
- Essai gratuit : oui — trois tours par jour sur l'offre gratuite.
- Là où elle est la meilleure : l'étendue linguistique ; c'est l'une des rares plateformes qui peut honnêtement répondre oui à « est-ce que ça existe en français ? ».
Sauter cette section rendrait la page malhonnête : dire « nous sommes les seuls à parler français » serait faux. aiga.io a une interface française, publie des contenus en français et laisse jouer trois tours par jour sur son offre gratuite. Sur l'axe de la langue, ils s'attaquent au même problème que nous, et ils en ont résolu une partie. La différence est une différence de niveau : les textes français donnent l'impression d'être passés par l'anglais — des tournures qu'un francophone n'écrirait pas spontanément, des formules correctes mais rapportées. La seconde différence, plus lourde, est sur l'axe des règles, et ce n'est pas nous qui l'affirmons, c'est eux : le produit est narratif, ce n'est pas un moteur de règles. Dés, points de vie et inventaire vivent donc à l'intérieur de l'histoire ; c'est un choix assumé, pas un défaut — mais si ce que vous cherchez est la sensation du « j'ai fait un mauvais jet, donc j'ai échoué », ce n'est pas là que vous la trouverez.
Dire à un assistant conversationnel « tu es mon Maître du Jeu » — gratuit, mais pourquoi ça se délite
- Langue de l'interface : français.
- Langue de narration : excellent français. La prose la plus fluide de cette liste peut sortir d'ici.
- Contenus et support en français : oui.
- Moteur de règles : celui que vous installez ; il vit tant que le modèle l'applique, il s'arrête à la seconde où il l'oublie.
- Qui lance les dés : le modèle. Le nombre et l'histoire sortent du même endroit.
- État du monde persistant : non. La mémoire retient des préférences, pas un registre de campagne.
- Multijoueur : non.
- Images et voix : génération d'images possible ; la cohérence avec la scène est à votre charge.
- Essai gratuit : oui, à un niveau d'accès qui rend l'usage quasi illimité.
- Là où il est le meilleur : zéro installation, zéro coût, on commence tout de suite.
C'est souvent la vraie alternative du joueur francophone, et la première heure est réellement envoûtante. Ce qui se délite ensuite n'est pas « l'absence de mémoire » — la mémoire est désormais ouverte aussi aux comptes gratuits. Ce qui se délite, c'est ce que la mémoire retient : vos préférences (un MJ sévère, des descriptions longues), pas le registre de votre campagne. Vos points de vie, votre or, le nombre de potions dans votre sac, l'étape de la quête où vous en êtes et le nombre de tours joués sont des nombres écrits dans la conversation. À mesure que la discussion s'allonge, le passé est résumé en silence, et les nombres restés hors du résumé disparaissent. Au trentième tour, vous dites « j'avais deux potions », le modèle répond « bien sûr, tu en as deux » — parce qu'il lui est plus facile de vous faire plaisir que d'être cohérent. Le même problème existe sur les dés : celui qui annonce un 17 et celui qui écrit ce que signifie ce 17 sont la même partie. Il existe des façons de faire tenir ce montage, nous les avons détaillées ailleurs : jouer à D&D avec ChatGPT.
Thavernia — narration française et dé lancé en dehors du modèle
- Langue de l'interface : français — menus, textes système, messages d'erreur et support compris.
- Langue de narration : générée directement en français, pas traduite. Six langues de narration : fr, en, de, it, es, tr.
- Contenus et support en français : oui.
- Moteur de règles : oui — plafond des bonus de caractéristique, courbe de niveaux et d'XP, combats de boss en trois phases de vie et plafonds de dégâts.
- Qui lance les dés : le serveur produit le nombre, le joueur lance le d20, le modèle se contente d'interpréter.
- État du monde persistant : points de vie, inventaire, or, étape de quête, PNJ et lieux sont stockés dans des lignes de base de données.
- Multijoueur : oui ; on joue à la même table que ses amis.
- Images et voix : images de scène et narration voisée.
- Essai gratuit : trois tours sans compte ni carte — /trial.
- Là où elle est la meilleure : réunir à la même table une narration écrite en français et un arbitre qui se tient en dehors du modèle.
Décrivons le mécanisme plutôt que l'argumentaire. D'abord la langue : la langue de narration de la campagne se choisit à la création et reste indépendante de la langue de l'interface ; le texte est produit dans cette langue, il n'est pas traduit de l'anglais. Ensuite le dé : le serveur tire le nombre avec random_int(1,20) avant que le modèle n'ait vu le moindre texte, le d20 en 3D affiche ce nombre, le joueur lance lui-même, et le modèle ne fait que transformer le résultat en récit. Le nombre précède la narration, il ne la suit pas. Puis le registre : points de vie, inventaire, or, étape de quête et PNJ vivent dans des tables ; après chaque tour, une passe de vérification en arrière-plan réapplique les lignes d'état du monde que le modèle a laissé tomber. Enfin l'arbitrage : un boss est un adversaire au-dessus d'un seuil de 120 points de vie, découpé en trois phases ; un seul coup est plafonné à environ 10 % de ses points de vie maximum (au minimum 15), et un 20 naturel monte ce plafond à environ 20 % (au minimum 25) ; si le groupe a attaqué et que tous les jets ont manqué, le boss ne subit aucun dégât ce tour-là. Une mort de boss que les nombres ne soutiennent pas est refusée et le tour est réécrit. Et un point que nous n'adoucissons pas : le tir ami existe, votre personnage peut mourir.
Test de langue : j'ai joué la même scène partout
Les tableaux comparatifs s'écrivent facilement, alors j'ai préparé une amorce française standard et j'ai commencé par la même phrase sur quatre plateformes. Le texte évite volontairement les expressions idiomatiques tout en restant très concret : de la boue, une torche, une porte et une hésitation. Vous pouvez le copier et refaire le test vous-même.
Je suis les empreintes boueuses qui partent de la porte de service de l'auberge. J'ai une torche à la main, la porte est entrebâillée et j'entends une respiration humide à l'intérieur. Avant d'entrer, j'essaie de déterminer à combien de personnes appartiennent ces traces.
En tant que Maître du Jeu, raconte la scène en français, ne décide pas à ma place, et demande-moi un jet si la situation l'exige.Voici ce que je regardais : le texte reste-t-il en français du début à la fin ; les textes système (boutons, avertissements, suggestions) glissent-ils vers l'anglais ; la narration produit-elle d'elle-même une tournure ou une image proprement françaises, ou recycle-t-elle des images anglaises traduites ; l'adresse est-elle constante ; le MJ décide-t-il à ma place en écrivant « tu entres et tu vois trois gobelins » ; et enfin, demande-t-il vraiment un jet. Plutôt que de raconter les résultats un par un, je publie les sorties brutes, parce que la valeur de cette section n'est pas dans mon commentaire mais dans les captures.
Le plus instructif dans ce test n'était pas la narration, c'étaient les bords. Le français était acceptable dans les quatre cas ; la différence est apparue dans les boutons, les avertissements et la question du jet. Sur les plateformes sans moteur de règles, la consigne « demande-moi un jet » s'est le plus souvent transformée en un nombre enfoui dans la narration : le modèle a lancé le dé et raconté le résultat dans le même souffle. C'est le sujet de la section suivante.
La question des dés : une IA peut-elle s'accorder un succès ?
Dès qu'un modèle de langue est à la fois narrateur et arbitre, un conflit d'intérêts structurel apparaît. Le modèle tend à faire plaisir à l'utilisateur et à construire une histoire cohérente ; quand les deux s'opposent, c'est en général l'histoire qui gagne. Et comme le nombre est produit à l'intérieur du texte, la phrase « tu fais 14 » et la phrase « tu entrouvres la porte avec peine » sont écrites au même moment, au même endroit, en se regardant l'une l'autre. Le modèle ne cherche pas à tricher ; il choisit simplement le nombre qui va bien à la scène. Le résultat est le même : la tension s'évapore, parce que la possibilité de perdre n'est jamais tout à fait réelle.
La réponse n'est pas un meilleur modèle, c'est une architecture différente. La comparaison est celle-ci : d'un côté, tout se passe à l'intérieur d'un seul modèle de langue — narration, dés, inventaire, arbitrage. De l'autre, le travail est réparti : le serveur produit le nombre, la base de données tient le registre, le modèle se contente de raconter. Chez Thavernia, le résultat du dé est tiré avant que le modèle n'ait vu le texte du tour ; le joueur lance lui-même le d20 en 3D et voit ce nombre à l'écran ; le modèle ne peut pas le modifier, seulement l'interpréter. La même logique s'applique à l'état du monde : vos points de vie ne vivent pas dans la narration mais dans une ligne, donc ils ne disparaissent pas quand le modèle oublie.
Cette architecture ne règle pas tout, et prétendre le contraire serait mentir. Le modèle laisse encore tomber des lignes de métadonnées, l'écart entre la narration et le registre peut encore se creuser de temps à autre ; c'est pour cela qu'il existe une passe de correction après le tour et un contrôle sur la mort des boss. Nous avons détaillé ailleurs, point par point, où l'arbitrage tient solidement et où il plie : le Maître du Jeu IA est-il équitable ?
Là où les concurrents sont réellement meilleurs que nous
Cette section n'est pas une note de bas de page. Sur trois terrains, nous sommes nettement derrière, et le savoir avant de commencer joue en votre faveur.
Liberté et archive : AI Dungeon
Chez nous, vous jouez une table de fantasy ; chez AI Dungeon, vous jouez ce que vous voulez. Pas de limite de genre, pas de limite de ton, la possibilité de déplacer une scène dans un autre univers en une réplique, et une bibliothèque de scénarios accumulée depuis des années qui vous attend. Si vous cherchez une expérience d'écriture entièrement libre, sans règle qui vienne s'interposer, c'est mieux là-bas, et nous n'essayons pas de le masquer.
Profondeur des règles et carte tactique : Friends & Fables
Si vous cherchez une expérience qui applique les règles de la 5e ligne à ligne et fait vivre le combat sur une carte, vous en trouverez davantage là-bas. Notre jeu de règles est fidèle à D&D mais plus étroit, et sur la carte tactique nous ne sommes pas à leur niveau. Pour un groupe qui a des années de table derrière lui, l'écart peut être décisif.
Accès, rapidité et étendue linguistique : assistants conversationnels et plateformes multilingues
Un assistant conversationnel est gratuit, immédiat, sans installation ; il n'y a aucun écran d'inscription et son français est excellent. Les plateformes narratives multilingues, elles, proposent une interface en 16 langues — sur le nombre de langues, elles nous devancent. Et pour être honnête, notre français n'est pas parfait non plus : sur les longues scènes, des tournures reviennent en boucle et la prose peut devenir trop ornée.
Laquelle choisir ?
Je veux une histoire libre, sans limite de genre, et l'anglais ne me dérange pas. Un moteur de règles vous ralentirait, l'archive vous accélérera. Votre choix : AI Dungeon.
Je veux que les règles de D&D 5e soient appliquées à la lettre et voir le combat sur une carte. Si vous acceptez la barrière de la langue, c'est là que l'expérience est la plus nourrissante côté règles. Votre choix : Friends & Fables.
Je veux jouer une scène en français aujourd'hui, gratuitement, sans rien installer. Entrez en sachant qu'aucun registre ne sera tenu et que le dé viendra du narrateur ; pour la première heure, c'est largement suffisant. Votre choix : un assistant conversationnel.
Je veux une interface en français, les règles m'indiffèrent, je veux lire une histoire. Si la petite musique de traduction ne vous gêne pas, le volet linguistique est réglé. Votre choix : les plateformes narratives multilingues comme aiga_.
Je veux une narration en français, mais aussi un dé réel, des points de vie enregistrés et une mort possible. C'est le camp où le texte est produit directement en français et où le nombre est tiré en dehors du modèle. Votre choix : Thavernia.
Jouer un tour en français sans créer de compte
Disons la friction en chiffres : pas de compte, pas de carte, trois tours. Ces trois tours sont un total, pas un quota quotidien. Voilà l'enchaînement : vous choisissez un personnage, le Maître du Jeu raconte la scène en français, vous écrivez ce que vous faites, à un moment il vous demande un jet et vous lancez vous-même le d20 — le nombre affiché à l'écran est celui qui a été tiré sur le serveur avant votre lancer. Le modèle ne peut pas le modifier, il explique seulement ce qu'il signifie. Au bout de trois tours, votre personnage s'arrête ; si vous créez un compte, vous pouvez le reprendre et continuer.
Si vous préférez d'abord lire comment fonctionne le côté Maître du Jeu, la page maître du jeu IA déroule le mécanisme étape par étape. Si vous préférez essayer directement : trois tours d'essai en français.
Méthode et fraîcheur des informations
Les tests ont été réalisés en août 2026. Les offres gratuites ont été utilisées pour AI Dungeon, aiga_ et l'assistant conversationnel ; le volet règles et carte de Friends & Fables a été examiné avec l'accès gratuit. La politique linguistique d'AI Dungeon provient de sa propre page d'aide, et la date de consultation apparaît sur la capture ; la définition qu'aiga_ donne de son produit s'appuie sur la formulation de sa propre page de comparaison. Nous n'affichons pas de prix : plutôt que de citer un chiffre ici, nous vous conseillons d'aller voir les pages tarifaires des plateformes, car les offres et les taux de change bougent souvent et un chiffre périmé ne vaut pas mieux qu'une information fausse.
Par transparence : cette page est écrite par Thavernia, nous sommes donc juge et partie. Plutôt que de le cacher, nous avons écrit nos critères en clair, isolé dans une section les terrains où les concurrents nous dépassent, et exposé nos propres limites sans les adoucir — l'élasticité face à l'insistance sur un boss blessé, les lignes de métadonnées perdues, les répétitions de la narration française sur les longues scènes. Nous n'avons pas rempli les cases restées hors du périmètre de test. Si vous repérez une erreur, nous la corrigerons ; quand la page sera mise à jour, la date de cette section changera aussi.
Questions fréquentes
AI Dungeon est-il disponible en français ?
Non. La réponse du centre d'aide d'AI Dungeon est sans ambiguïté : « AI Dungeon is currently only available in English. » La même page explique qu'entre les données d'entraînement du modèle et une petite équipe incapable de maintenir l'interface dans d'autres langues, ils ne peuvent pas offrir de support multilingue officiel. Interface, messages d'erreur et documentation restent en anglais.
Que se passe-t-il si j'écris en français dans AI Dungeon ?
Vous obtiendrez généralement une réponse en français, parce que le modèle de langue en dessous sait écrire le français. Mais ce n'est pas un support officiel : les textes système, les boutons de suggestion et les messages d'erreur restent en anglais, la narration peut glisser vers l'anglais quand la scène s'allonge, et le goût de traduction devient net dès que le texte s'attaque à des tournures idiomatiques. Le centre d'aide décrit d'ailleurs cela comme quelque chose que « certains utilisateurs sont parvenus à faire ».
Existe-t-il un JDR par IA réellement francophone ?
Oui, mais en deux sens différents. Il existe des plateformes narratives multilingues dont l'interface et les contenus sont en français ; elles règlent le volet linguistique, pas le volet des règles. Le camp où la narration est produite directement en français tout en gardant les nombres — dés, inventaire, points de vie — sur le serveur reste aujourd'hui étroit ; Thavernia en fait partie.
Un Maître du Jeu IA peut-il inventer le résultat d'un dé ?
Dans tout montage où le modèle est à la fois narrateur et arbitre, oui, il le peut. Comme le nombre est produit à l'intérieur du texte, rien ne l'empêche de choisir celui qui convient à l'histoire. La seule façon de fermer cette porte est de sortir le nombre du modèle : le serveur tire le dé avant que le modèle n'ait vu le texte, et le modèle se contente d'interpréter le résultat affiché.
La langue de la campagne doit-elle être la même que celle de l'interface ?
Pas chez Thavernia. La langue de narration se choisit à la création de la campagne et reste indépendante de la langue de l'interface ; le texte est produit directement dans cette langue, il n'est pas traduit de l'anglais. Vous pouvez donc utiliser l'interface en anglais et lire une narration française, ou l'inverse. Langues de narration prises en charge : français, anglais, allemand, italien, espagnol, turc.
Faut-il créer un compte pour essayer gratuitement ?
Non. Sur /trial, vous pouvez jouer trois tours sans compte et sans carte. Ces trois tours sont un total, pas un quota par jour : vous choisissez votre personnage, le Maître du Jeu raconte en français, il demande un jet à un moment donné et c'est vous qui lancez le d20. Si l'expérience vous plaît, vous pouvez récupérer ce personnage au moment de l'inscription.
